Archive de la catégorie ‘Non classé’

A TOI

Jeudi 5 avril 2007

Douce dingue

Folle enfant de ma déglingue

Bien plus dure que mes s’ringues

Violente douceure d’une balle dans l’coeur

Coup de flingue

Ligne de mire dessous les fringues

Bien plus dur que ma tringle

Amour haineux d’un saint sans dieux

Fou de zingue

En planant me fait du gringue

Bien plus dur que le zinc

Chaleur glacial c’est bien mon mal

Bout d’meringue

Mamie maligne et malingre

Bien plus dur que mes bringues

Noirceur blanchie d’un drapeau gris.

GALVODEUR REVEUR

Jeudi 5 avril 2007

Tu reves d’une ch’tite caravane

Tractée par ta p’tite dodoch

Dans l’coin d’la bouche une gitane

Dans un coin d’France pas trop moche

Là où l’air vient du large

Là où les enfants sont grands

Là où ils n’ont pas d’age

Ils ont juste les ch’veux blancs

Tu trouv’rais un morceau d’terre

Loin d’tout au milieu de rien

Tu hibern’rais pendant l’hiver

Sém’rais l’été ton chanvre Indien

Tu reves d’une ch’tite caravane

Tractée par ta p’tite dodoch

Dans l’coin d’la bouche une gitane

L’guide du routard dans la poche

Comme tu syphonnes pour l’coco

Tu peus chanter pour quedall

Dans l’plus ringard des bistrots

Le cachet rince tes amygdales

Tu prends ta cuite et ta guitare

Et tu t’arraches gaiement

Maint’nant qu’t'es d’venu un vrai routard

Tu t’arretes plus bien longtemps

Tu reves d’une ch’tite caravane

Tractée par ta p’tite dodoch

Dans l’coin d’la bouche Marie-Jeanne

Une fille belle et fastoche

Une fille que le HLM

Et que toi aussi un peu

Tu r’trouv’rais ton morceau d’terre

Loin d’tout au milieu de rien

La fille deviendrait bergère

Et toi shaman Africain

Tu reves d’une ch’tite caravane

Tractée par ta p’tite dodoch

Sur toutes les routes de campagne

Du Sahara jusqu’au Kambodge

Et toi l’galvodeu

Je pars quand tu veus

Avec toi sur toutes les routes du monde…

 

 

y a vingt ans

Jeudi 5 avril 2007

Où sont elles mes p’tites routes de Lorraine

Celle du pays de mon enfance

Où j’érais sans joie, sans peine

Seul perdu dans ma démance

Elles sont surment à l’endroit meme

Qu’j'les ai quitté y’a vingt ans

Mais autour d’elles des HLM

Ont poussé comme fleur au printemps

Où est elle ma bonne vieille Moselle

Celle qui berça mes reves d’enfant

Sous mon berceau et ma dentelle

Quand elle montait l’hiver venant

Elle est surment à l’endroit meme

Que j’l'ai quitté y’a vingt ans

Mais sur ses rives plus de tandem

D’amoureux au soleil couchant

Où est-elle ma belle butte de Mousson

Celle qui connue le gout du sang

Des grandes guerres p’tites rebellions

Qui la montait de temps en temps

Elle est surment à l’endroit meme

Que j’l'ai quitté y’à vingt ans

Mais sur ses pentes plus de blasphèmes

Plus de discours de chants partisans.

Faubourg du neant

Jeudi 5 avril 2007

Journée ordinaire qui commence douc’ment

Sous les réverbères faubourg du néant

L’a l’regard cerné par une nuit trop courte

Bière et télé hier c’était foot

Aujourd’hui l’turbin l’attend à huit heure

Comme tout les matins d’puis vingt ans d’ailleur

L’a pas trop choisi d’trimer à l’usine

C’était les jours gris ou noir de la mine

Journée ordinaire qui commence douc’ment

Sous les réverbères faubourg du néant

S’arretes chez J.F l’matin c’est p’tit noir

Avec les copains le soir c’est Ricard

L’a pas trop choisi d’finir alcoolique

Mais l’soir au bistrot c’est l’instant magique

Journée ordinaire qui commence douc’ment

Pour le prolétaire faubourg du néant

Ca va pas trop fort mais y r’prends l’fauboug

Y c’est pas encore qu’c'est l’point d’non retour…

 

LA BALLADE DU JUNKI

Jeudi 5 avril 2007

Soirée d’débauche plutot banal

J’ère dans les rues d’la capitale

A la recherche d’un p’tit dealer

Qui m’refourgurait une ‘tite douceur

                    Marche ou crève

Le temps n’est pas d’la partie

Ca caille, ça pleut, ça pus Paris

                    Marche ou crève

Dans l’noir d’une rue mal éclairée

J’tombe sur un mec au r’gard chantmé

« Ca va mon frère qu’es c’que tu veus?

Un rail, un fixe, ou du teuteu? »

                     Marche ou crève

« Mets moi un gramme de tout c’que t’as

Ce soir j’déprime faut plus qu’çà s’voit! »

                     Marche ou crève

J’repars la came au fond des poches

J’arrive au coin du boul’vard Foche

Là j’m'envoi tout j’oublie ma peine

Dans les poumons et dans les veines

                     Marche ou crève

L’regard agar plutot banal

J’ère dans les rues d’la capitale

                     Marche ou crève

                          ….

 

Première sale journée

Jeudi 5 avril 2007

Les premiers trucs dont j’me souviens

Sont des fils noirs et bouclés

P’is des longs doigts sur une grosse main

Qui m’tire dessus, veut pas m’lacher

Les premiers sons d’la torture

Une femme qui crie, son mari film

« C’est mes vieux, Doc, t’es sur?

Passe moi ta lame que j’me suprime! »

La plutot l’air dang’reu ce con

‘Vec sa lame et ses ch’veux blancs

Y voudrais bien trancher l’cordon

D’un jet naturel; j’uis pisse dans les dents

J’arrive ici c’est pas l’bonheur

J’y suis pour rien j’viens d’arriver

J’ai pas dus arriver à l’heure

Y m’tape sur l’cul ça m’fais brailler

J’veus plaindre à Chépaqui

Lui dire qu’au bout d’cinq minutes de vie

Sous ses vieux néon jaunis, pourris

On m’a déjà torturé l’nombril

Foutu une claque, poussé des cris

J’étais dogué j’ai dégueuli

Première rencontre amoureuse

La déesse pleure, son mari film.

« Alors c’est toi ma porteuse

Ma déesse à tétines? »

Première rupture brutale

On m’arrache à ma déesse

Pour regarder par voie anale

La température d’mes fesses

C’est l’coupeur de cordon

Y m’en veus, y m’lache pas

Mais toi mon gros con

Un jour on s’reverra

Première expérience prisonnière

La j’me mets à gueuler

M’ont mis dans une cage en verre

Y’a pas moyen d’s'évader

J’veus plaindre à chépaqui

Lui dire qu’au bout d’une heure de vie

On m’a déjà meurtri

Ou enculer mais c’est mal poli

Foutu en cage poussé des cris

J’étais drogué j’ai dégueuli

Et ouais mon pote c’est sa ta vie

Et on dirais qu’c'est pas fini

Sinon j’espère qu’il vont m’renfouner

Car si j’cummule les sales journées

Après parait qu’tu d’viens grands

ET CA NAAANNNNN ! JAMAIS.

La muse et la modeste bete

Jeudi 5 avril 2007

Ta peau blancheur de lune

Ruisselant sur les dunes

De mon piteu paddock

N’est point celle dont ont s’moque

Tel un serpent à plumes

Qui se cache et qui fume

Ma laideure t’dévisage

Et te couche sur ma page

Sous mes yeux qui se plissent

J’entrevois ton esquisse

Celle d’une muse mise à nue

Un plaisir incongru

Pour ton ame si fragile

Et un pauvre malabile

Qui explore le néant

Sans le moindre sentiment

Quand le temps à passé

Que noircit et l’papier

Que tremble encore mes mains

Je regard et j’obtiens

Un bien faible résultat

Si je compars à toi…

 

Bonjour tout le monde !

Lundi 26 mars 2007

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